Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Cet été, la Cie DODEKA a commencé un travail qui durera (par périodes ponctuelles) presque un an: la 'mise en théâtre' d'un texte de Robert Desnos, JACK L'EVENTREUR.
Publiée en feuilleton dans le journal Paris-Matinal, cette « enquête » de Desnos sur Jack l’Eventreur mêle l’humour macabre et la poésie des rues de Londres aux descriptions des crimes du dandy assassin. Grâce à une mystérieuse rencontre à Paris, Desnos fut même en mesure de révéler aux lecteurs de Paris-Matinal la véritable personnalité de l’Eventreur…

Une première étape de travail a été présentée en août dernier au festival Cartes Blanches à l'Abbaye de Mortain (organisé par Habaquq & Cie - voir pages "liens"),

Prochain rendez-vous pour Jack: une deuxième session de travail à partir du 8 décembre prochain sous les pylônes de Coutances.

Et des présentations publiques entres amis les 12 & 13 décembre à 21h – entrée gratuite.

« Elle distingua un instant les lèvres sanglantes ouvertes sur des dents extrêmement blanches. Sentimentale, l’ivrognesse espéra un baiser. Mais son interlocuteur la tenait par la gorge.
Elle se laissa faire et s’écroula doucement sur le trottoir tandis que Jack l’Eventreur s’étendait sur elle.
Le long de la rue déserte, un dandy s’en va maintenant en sifflotant un air à la mode.
L’ivrognesse est toujours étendue sur le trottoir au centre d’un grand tapis de pourpre où les astres se reflètent. »
Robert Desnos

Mise en scène de Vincent Porier; avec Nicolas Rivals (comédien) & Sylvain Meillan (musicien)
Durée: 55min

En première partie de soirée le SAMEDI 13 DECEMBRE, Olivia Le Divelec présentera sa lecture de Lignes de faille de Nancy Houston.

De l’arrière grand-mère des années 40 au petit garçon de 2004, chaque génération subit les séismes politiques ou intimes déclenchés par la génération précédente. Monstrueuses ou drôles, attachantes ou désespérées, les voix des 4 enfants de six ans racontent, au cours d’une marche à rebours vertigineuse, la violence du monde qui est le nôtre.

Quel que soit le dieu vers lequel on se tourne, quelle que soit l’époque où l’on vit, l’homme a toujours le dernier mot, et avec lui la barbarie. C’est contre elle pourtant que s’élève ce roman éblouissant où, avec amour, avec rage, Nancy Huston célèbre la mémoire, la fidélité, la résistance et la musique comme alternative au mensonge.

 

Tag(s) : #Les projets

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :